Jeunes Autochtones sur le pouvoir de la photographie

Les aurores boréales. Une route enneigée. Deux enfants qui se font une accolade. Voilà seulement quelques exemples des très belles photos prises par les membres du Pinehouse Photography Club, un partenaire apprécié de Jeunesse, J’écoute. Mais ces images racontent des histoires beaucoup plus vastes que ce qui apparaît au premier coup d’œil. Ce sont les œuvres d’art qui ont sauvé la vie de jeunes Autochtones de Pinehouse, en Saskatchewan.

La collaboration entre Jeunesse, J’écoute et Pinehouse Photography Club a commencé en 2019, lors du lancement de Trouver l’espoir : Stratégie d’action de Jeunesse, J’écoute pour soutenir les jeunes des Premières nations, Inuits et Métis. Nous avons à ce moment acheté une variété de photos du Club. Grâce à des partenariats comme celui-ci, nous travaillons avec les jeunes Autochtones au niveau de leur communauté, soutenons les économies autochtones et célébrons les incroyables talents des jeunes d’un océan à l’autre.

Voici donc les histoires de six photographes cris et métis du Pinehouse Photography Club qui considèrent que la photographie a amélioré leur vie. Faites comme eux!

Nom du photographe : Skylar Lariviere

Qu’est-ce qui t’a incité à prendre cette photo?

« Je veux que les gens voient que la vie ne se limite pas à faire la fête tout le temps, qu’ils sachent que si je peux changer avec l’aide de la photographie, ils le peuvent eux aussi. »

Qu’espères-tu que les gens pensent ou ressentent en regardant cette photo?

« J’espère que les gens réaliseront que la photographie n’est pas aussi ennuyeuse que certains pourraient le penser. C’est très amusant à faire et je trouve que c’est accessible à tous. La photographie me rend joyeux; je suis attentif à ce qui m’entoure, toujours prêt à prendre une photo. »

Comment te sens-tu lorsque tu prends des photos comme celle-ci?

« Pour moi, c’est une photo comme toutes les autres que j’ai prises, mais les compliments des gens me font chaud au cœur. »

Comment la photographie et ton appartenance au Club ont-ils contribué à ton bien-être mental, émotionnel ou spirituel?

« Là d’où je viens, l’alcool et la drogue étaient très présents. Des pensées suicidaires me traversaient parfois l’esprit. Je dois beaucoup au Club, qui m’a rendu la vie plus facile et beaucoup plus agréable. »

Qu’est-ce que ça te fait de pouvoir contribuer à Jeunesse, J’écoute avec tes photos?

« J’ai l’impression d’avoir un impact. J’aime penser que je peux inspirer d’autres personnes à suivre mes traces. »

Nom du photographe : Jonah Natomagan

Qu’est-ce qui t’a incité à prendre cette photo?

« C’était seulement un test, on voulait essayer différents angles. »

Qu’espères-tu que les gens pensent ou ressentent en regardant cette photo?

« Qu’il est possible de photographier quelqu’un dans un moment joyeux sans même que la personne s’en rende compte. »

Comment te sens-tu lorsque tu prends des photos comme celle-ci?

« Que la photo permet à tous d’immortaliser de beaux moments. »

Comment la photographie et ton appartenance au Club ont-ils contribué à ton bien-être mental, émotionnel ou spirituel?

« Pouvoir mieux interagir avec les enfants et aussi avec d’autres personnes. »

Qu’est-ce que ça te fait de pouvoir contribuer à Jeunesse, J’écoute avec tes photos?

« Quand je prends des photos, je me dis qu’elles pourront inspirer les gens, leur faire se sentir bien à propos d’eux-mêmes. »

Nom du photographe : Charlene Halkett

Qu’est-ce qui t’a incité à prendre cette photo?

« Les aurores boréales sont un phénomène impressionnant! Pour prendre cette photo, j’ai dû apprendre comment les photographier. J’ai été inspirée par les photos que le Club a faites dans le passé. Je n’avais jamais vu de telles aurores boréales de toute ma vie, jusqu’à ce que je décide d’aller en photographier. »

Qu’espères-tu que les gens pensent ou ressentent en regardant cette photo?

« J’espère que les gens regarderont cette photo et se rendront compte de la grande beauté qui nous entoure. Je pense que beaucoup de gens se sentent seuls et s’ennuient, surtout dans une communauté nordique, rurale et isolée comme la nôtre. Sortir la nuit pour prendre cette photo m’a permis de tomber sur ces deux personnes, qui passaient du temps à l’extérieur et appréciaient la beauté qui les entoure, ce que beaucoup d’entre nous tiennent peut-être pour acquis. Tant de jeunes se concentrent sur ce qui leur arrive de mauvais, ce qui les mène souvent à un enchaînement de pensées négatives. Quand je regarde cette photo, je me rappelle mes émotions et mes sentiments au moment où je l’ai prise. »

Comment te sens-tu lorsque tu prends des photos comme celle-ci?

« Je me sens super bien! Je me sens heureuse! Faire de la photographie, capter des images comme celle-ci, me permet de m’évader, d’oublier mes petits tracas. Comme les autres membres du Club, je ne suis jamais triste quand je prends des photos. C’est pour moi le moyen idéal de communiquer ce que je ressens sans même dire un mot. Une simple photo me permet de partager ce que je vois et ce que je ressens avec les autres. »

Comment la photographie et ton appartenance au Club ont-ils contribué à ton bien-être mental, émotionnel ou spirituel?

« Je n’ai jamais été quelqu’un qui parle de ses sentiments. J’ai vécu la dépression, la tristesse, l’anxiété et l’isolement. J’ai une toute nouvelle perspective sur la vie, grâce à la photographie. Au lieu de contempler les choses qui peuvent me rendre négative, je vois la beauté qui m’entoure. Au Club, tout le monde parle de ce qu’ils ressentent. Nous sommes encouragés à être ouverts par rapport aux photos que nous prenons. J’ai plus d’estime de moi et de courage pour parler aux autres de ce que je vis.

Sans la photographie, je serais encore en train d’intérioriser mes sentiments et mes émotions négatives, et qui sait ce que je serais devenue! Je ne suis pas la seule. D’autres jeunes du Club vivent ou ont vécu des situations similaires. Beaucoup sont passés par des dépressions et ont eu des pensées suicidaires. Grâce à la photographie, nous nous sentons tous mieux dans notre peau; nous sommes heureux. La dépression et l’anxiété sont maintenant choses du passé, pour moi. »

Qu’est-ce que ça te fait de pouvoir contribuer à Jeunesse, J’écoute avec tes photos?

« Je suis sortie pour prendre des photos parce que j’ai vu ce que d’autres personnes et des jeunes faisaient. J’étais motivée et inspirée. Je me suis mise à prendre des photos, puis j’ai créé ma page sur Internet, où je peux lire les commentaires de plein de gens qui aiment mes photos. J’ai réalisé à quel point la photographie est thérapeutique pour moi. Savoir que d’autres personnes verront mes photos et apprendront que la photographie m’aide à surmonter mes émotions négatives et la dépression me donne espoir. Ça me fait du bien de penser que je peux aider d’autres personnes partout à travers le pays. Tout le monde au Club a le même sentiment. C’est formidable de pouvoir contribuer au bonheur des autres. »

Nom du photographe : Tyson Ratt

Qu’est-ce qui t’a incité à prendre cette photo?

« Je prends toutes les photos qui me semblent bonnes. Mais ce qui m’inspire, c’est la nature. »

Qu’espères-tu que les gens pensent ou ressentent en regardant cette photo?

« Je veux qu’ils réalisent à quel point la Terre regorge de merveilles. La nature est incroyable! »

Comment te sens-tu lorsque tu prends des photos comme celle-ci?

« Je suis très inspiré. Ça me donne envie de continuer à faire de la photographie. »

Comment la photographie et ton appartenance au Club ont-ils contribué à ton bien-être mental, émotionnel ou spirituel?

« Quand je me suis joint au Club, je me sentais très déprimé. Puis, tout a changé. Aider les autres grâce au Club a chassé mes émotions négatives. »

Qu’est-ce que ça te fait de pouvoir contribuer à Jeunesse, J’écoute avec tes photos?

« Cela me donne l’impression de faire quelque chose de bien de ma vie. Parfois, je ne trouve pas particulièrement bonnes les photos que je prends, mais j’ai quand même du plaisir. D’ailleurs, en les retouchant, je peux les embellir. J’ai l’impression de me surpasser. »

Nom du photographe : Jon Durocher

Qu’est-ce qui t’a incité à prendre cette photo?

« Beaucoup de choses. »

Qu’espères-tu que les gens pensent ou ressentent en regardant cette photo?

« Je veux qu’ils sentent qu’il y a encore de l’espoir. »

Comment te sens-tu lorsque tu prends des photos comme celle-ci?

« Cela me donne l’impression d’être un bon modèle pour les autres. »

Comment la photographie et ton appartenance au Club ont-ils contribué à ton bien-être mental, émotionnel ou spirituel?

« Faire de la photographie fait du bien, c’est vrai. »

Qu’est-ce que ça te fait de pouvoir contribuer à Jeunesse, J’écoute avec tes photos?

« J’ai une meilleure opinion de moi-même. »

Nom du photographe : Louis Iron

Qu’est-ce qui t’a incité à prendre cette photo?

« Se promener et prendre ce genre de photos est très amusant. Je rencontre des gens, je me fais de nouveaux amis… Ça me sort de mon train-train quotidien. »

Qu’espères-tu que les gens pensent ou ressentent en regardant cette photo?

« C’était une belle journée, mais il faisait froid. Je veux que les gens voient à quel point c’est beau ici, et partout où je vais. Je prends mon appareil-photo et regarde autour de moi. Il y a toujours quelque chose d’intéressant à photographier. »

Comment te sens-tu lorsque tu prends des photos comme celle-ci?

« J’aime beaucoup prendre ce genre de photo. Je sors me promener sans savoir à l’avance ce que je vais photographier. C’est très amusant de chercher quoi prendre en photo. De plus en plus, et comme beaucoup d’autres jeunes du Club, je cherche chaque jour la photo parfaite, même lorsque je n’ai pas mon appareil-photo avec moi. »

Comment la photographie et ton appartenance au Club ont-ils contribué à ton bien-être mental, émotionnel ou spirituel?

« Ça me permet d’oublier mes soucis. Les jours où je me sens contrarié ou triste, je sais que l’appareil-photo me rendra heureux. J’oublie souvent tout le négatif lorsque je prends des photos. Pour la plupart, nous nous sentons tous heureux et contents lorsque nous cherchons l’image parfaite. La photographie nous aide aussi à parler de nos sentiments, et c’est également une occasion d’écouter les autres. Je ne pouvais pas parler de mes sentiments avant, mais maintenant, grâce à la photographie, je sens que je peux le faire et j’ai l’impression qu’il y a des gens qui se soucient de moi et qui m’écoutent. »

Qu’est-ce que ça te fait de pouvoir contribuer à Jeunesse, J’écoute avec tes photos?

« Je ne m’attendais pas à ce que ça change ma vie à ce point. J’ai commencé la photographie parce que ça avait l’air amusant. Mais j’ai découvert que c’était plus que simplement « prendre des photos », que ça m’aidait lorsque j’étais déprimé ou en colère. J’y ai trouvé une source d’espoir et le courage de m’ouvrir aux autres. Commencer à faire de la photographie a été mon premier pas vers la communication de mes pensées et de mes sentiments, sans même dire un mot.

J’ai donc commencé à faire de la photographie pour moi-même, mais maintenant je sais que d’autres jeunes à travers le pays vont bénéficier de ce que nous faisons, ce qui me permet de me sentir vraiment bien dans ma peau. Le fait que des jeunes de partout qui traversent une dépression ou sont malheureux puissent voir mes photos, en être inspirés et commencer à en faire eux-mêmes est vraiment gratifiant. La photographie aide tant de jeunes de la communauté à parler d’eux-mêmes et à s’ouvrir. Je sais que tout le monde peut en tirer des bienfaits. »

La découverte d’un passe-temps ou de toute autre activité qui te passionne peut t’aider à veiller à ton propre bien-être mental, émotionnel, physique et spirituel. Si tu es confronté à un problème – petit ou grand – tu peux communiquer avec Jeunesse, J’écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par messagerie texte, téléphone et notre service de Clavardage en direct. Nous sommes toujours là, d’un océan à l’autre.

Jeunesse, J’écoute aimerait remercier les organisateurs et les photographes du Pinehouse Photography Club pour leur créativité, leur ambition et leur contribution à cette histoire!

Ce récit est une traduction de la version originale en anglais.


Besoin de plus d'infos ou de soutien? Communique avec Jeunesse, J'écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.