Être un nouvel arrivant : un entretien avec Dikembe Mutombo

Légende de la NBA. Humanitaire. Détenteur d’un diplôme d’études postsecondaires. Dikembe Mutombo est un homme aux multiples talents. Aujourd’hui âgé de 52 ans, il est né dans la République Démocratique du Congo et a 9 frères et sœurs. En 1987, alors qu’il était un jeune adulte, il est venu en Amérique du Nord pour y poursuivre ses passions et ses objectifs. M. Mutombo raconte ici son expérience en tant que nouvel arrivant et dévoile ses astuces-conseils aux jeunes qui se retrouvent dans un nouveau pays.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience en tant que nouvel arrivant en Amérique du Nord ?
« L’expérience en fut une bonne pour moi. J’ai toujours su que je voulais venir en Amérique et peut-être un jour faire des études pour devenir médecin. C’était mon rêve et mon ambition depuis mon plus jeune âge. J’étais donc très heureux de pouvoir le réaliser. Puis, le basketball est arrivé dans ma vie, et j’ai pu jouer dans ma deuxième année à l’université. »

Vous êtes arrivé en Amérique du Nord quand vous aviez 21 ans. Était-ce un ajustement difficile ? Comment vous en êtes-vous sorti ?
« J’ai eu du mal à m’adapter; la maison me manquait. Pour moi, la maison restera toujours la maison. La chose la plus difficile ? Apprendre à parler l’anglais. Mais une des choses qui m’a vraiment aidé, c’est d’avoir côtoyé d’autres nouveaux arrivants dès ma première année au pays. Nous nous serrions les coudes. Ils étaient toujours là, et leur présence m’a vraiment facilité les choses. Je suis toujours ami avec certains d’entre eux. »

À qui demandiez-vous de l’aide ?
« J’avais un cousin en Amérique de qui j’étais proche. Il était comme une figure paternelle et s’occupait de moi puisque mes parents étaient loin. J’ai également eu la chance de jouer aux côtés de coéquipiers formidables et pour un entraîneur que j’admirais beaucoup. Ils étaient mon réseau de soutien. »

Avez-vous eu le mal du pays ? Comment vous en êtes-vous sorti ?
« Mes parents me manquaient. Mon absence prolongée de la maison n’était pas facile. Mes parents n’avaient pas beaucoup d’argent, alors il était difficile de rester en contact avec eux. Nous n’avions pas les moyens de payer les appels téléphoniques, mais mon père et moi, nous nous écrivions, et notre correspondance m’aidait. »

Que diriez-vous aux jeunes qui sont également des nouveaux arrivants ?
« Je leur dirais de ne pas s’enfermer si la maison leur manque; un tel comportement ne fait qu’aggraver les choses. C’est important de sortir, de s’entourer d’amis et d’autres connaissances. Ils devraient faire de leur mieux pour profiter de leur nouvel environnement et trouver un passe-temps ! Lors de ma première année universitaire, je jouais au soccer et au basketball, et le sport me permettait de passer du temps avec mes amis. Il est important de prendre le temps de faire ce qu’on aime. »

L’expérience de l’adaptation à un nouveau pays peut être difficile, mais tu peux essayer de faciliter la transition. Rester en contact avec tes amis et ta famille tout en rencontrant de nouvelles personnes peut t’aider à te sentir moins seul dans un nouvel endroit. Si tu éprouves des difficultés, tu peux obtenir du soutien. Tu peux toujours parler avec un ami, un membre de ta famille ou un travailleur social. Les intervenants de Jeunesse, J’écoute sont là 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Tu as juste à composer le 1 800 668-6868 si tu as besoin de parler avec quelqu’un.

Jeunesse, J’écoute aimerait remercier Dikembe Mutombo et NBA Canada pour leur participation à cette histoire !

*Cet entretien a été réalisé en anglais.


Si vous voudriez en connaître davantage sur ce sujet, vous pouvez communiquer avec un intervenant par téléphone ou Clavardage en direct.