Cinq façons de parler à un·e ami·e de sa consommation de substances

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Tu t’inquiètes de la consommation de substances d’un·e ami·e? Remarquer des changements chez un·e proche peut susciter toute une gamme d’émotions, comme de la confusion, de la tristesse, de la déception, de la colère et plus encore. Sur cette page, tu trouveras quelques idées de façons d’aider un·e ami·e dont le comportement t’inquiète.

Comment puis-je savoir si mon ami·e a des problèmes de consommation?

C’est parfois difficile de dire si les habitudes de consommation d’une personne sont en train de changer. Si tu ne sais pas vraiment si ton ami·e traverse une période difficile, certains indices peuvent t’aider. Demande-toi si ton ami·e :

  • consomme des substances à l’école ou au travail; 
  • s’absente de l’école ou du travail plus souvent que d’habitude; 
  • obtient des notes plus basses que d’habitude à l’école; 
  • dépense de l’argent qu’il·elle n’a pas pour acheter des substances; 
  • prend davantage de risques liés à la consommation (p. ex., mélange des substances ou en consomme de plus grandes quantités à la fois); 
  • consomme des substances seul·e; 
  • s’isole ou se replie sur lui·elle-même; 
  • consomme pour faire face à des situations difficiles; 
  • montre des changements de comportement ou d’humeur; 
  • exprime un sentiment de vide ou de désespoir; 
  • ne pratique plus ses activités habituelles; 
  • ne participe plus à des activités sans avoir consommé; 
  • passe moins de temps avec ses ami·e·s ou sa famille. 

Comment puis-je avoir une conversation ouverte avec mon ami·e?

Fais preuve d’empathie

Ce n’est pas grave si tu ne comprends pas ce que vit ton ami·e. Une grande stigmatisation et beaucoup de confusion entourent la consommation de substances. Il peut être utile de mener des recherches pour mieux comprendre pourquoi les gens consomment des substances et pourquoi leur rapport à celles-ci peut évoluer au fil du temps. En faisant attention aux mots que tu utilises et en adoptant une attitude respectueuse, tu peux aider ton ami·e à se sentir davantage compris·e. Ce guide publié par le gouvernement fédéral présente des principes de base qui peuvent t’aider à utiliser un langage neutre et centré sur la personne. Pense à ce que tu admires chez ton ami·e et n’oublie pas qu’il·elle est plus que ses difficultés.

Choisis le bon moment

C’est normal de ressentir du stress lorsqu’on se prépare à une conversation qui risque d’être difficile ou gênante. Fais savoir à ton ami·e que tu aimerais lui parler afin que vous puissiez trouver un moment qui vous convient. Idéalement, essaie de parler à ton ami·e alors qu’il·elle n’a pas consommé, mais l’important est de trouver un moment propice à la discussion. Choisis un endroit, virtuel ou physique, qui est calme, confortable et sans distractions.

Sois honnête et précis·e

Étant donné que la consommation de substances fait l’objet d’une grande stigmatisation et de beaucoup d’incompréhension, il est tout à fait normal que ton ami·e éprouve de la honte ou de la gêne. Il pourrait être utile de nommer les comportements précis qui t’inquiètent. Ton ami·e pourra alors comprendre que la discussion ne le·la vise pas personnellement, mais porte davantage sur les conséquences de sa consommation de substances.

Voici quelques exemples de phrases qui peuvent t’aider à exprimer tes sentiments.

  • « J’ai remarqué un changement… » 
  • « J’étais confus·e lorsque… » 
  • « Ça me fait mal de voir… » 
  • « Je m’inquiète à propos de… » 

En privilégiant des phrases qui commencent par « je », tu peux communiquer de manière sincère et éviter que ton ami·e se sente attaqué·e. C’est très important de lui faire savoir que tu es là pour l’écouter s’il·elle en a besoin. Si tu veux t’exercer à formuler ta pensée, tu peux essayer de rédiger une lettre.

Propose-lui des ressources

C’est normal de ne pas avoir réponse à tout. Au bout du compte, c’est à ton ami·e de décider de la suite. Lui donner des pistes pour trouver de l’aide pourrait lui rappeler qu’il·elle est aimé·e et compte pour quelqu’un. Il est possible qu’il·elle ait envisagé de demander de l’aide, mais ne sache pas par où commencer. En lui proposant des ressources et en lui suggérant de se confier à une personne de confiance, tu peux l’aider à franchir le pas entre penser à demander de l’aide et passer à l’action.

Voici quelques renseignements que tu pourrais envisager de donner à ton ami·e :

Priorise ton bien-être et fixe des limites

Il peut être difficile d’aider une personne qui vit un problème lié à la consommation de substances. C’est à ton ami·e de décider s’il·elle veut changer son comportement. Essaie de garder à l’esprit que tu n’es pas responsable de ses actes ou de ses décisions.

Il n’y a aucun problème à fixer des limites pendant et après la conversation. Avant d’aborder le sujet avec ton ami·e, tu peux prévoir comment prendre soin de toi-même après la conversation. Tu peux aussi réfléchir à la manière dont tu veux rester en contact avec ton ami·e si tu as l’impression que sa consommation de substances affecte ton bien-être. Par exemple, tu peux décider de ne pas répondre à ses appels pendant la nuit ou de ne pas passer de temps avec lui·elle lorsqu’il·elle a consommé ou consomme des substances, si c’est ce qui te semble le mieux.

Exprimer ton inquiétude et montrer que tu te soucies de la personne peut être utile, mais même si tu as suivi ces astuces, il se peut que la conversation ne déroule pas comme prévu. Pour en savoir plus sur les façons dont tu peux aider un·e ami·e à traverser une période difficile ou prendre soin de ta propre santé mentale et de ton propre bien-être, tu peux parler avec une personne de confiance ou communiquer avec Jeunesse, J’écoute pour du soutien.  

Nous remercions le Dr Milan Khara pour sa contribution à cette page.

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