Parler ouvertement avec les jeunes

Intimidation. Suicide. Sécurité en ligne. Bien que ces sujets puissent être difficiles à aborder avec les jeunes, il est important d’en discuter avec eux pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls.

Souvent, avoir une conversation franche et ouverte avec un jeune peut lui donner la perspective et la compassion dont il a besoin lorsque la situation semble accablante ou sans espoir, en plus de l’aider à se préparer aux défis auxquels il peut être confronté chaque jour.

Nous avons créé cette section de notre site Web pour vous aider. Vous y trouverez des fiches proposant des stratégies pour faire face aux défis les plus courants auxquels les jeunes sont confrontés de nos jours. Nous vous suggérons d’utiliser ces outils, conçus afin que vous soyez mieux préparés pour mener des conversations difficiles afin d’aider les jeunes qui vous sont chers.

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Qu’est-ce que l’intimidation ?

L’intimidation est tout comportement négatif ou agressif qui fait mal, qui humilie, qui fait peur, qui diminue ou qui exclut une personne.

L’intimidation peut se manifester de plusieurs manières, notamment en proférant des injures, en propageant des rumeurs, en poussant, en bousculant, etc. L’intimidation peut toucher tous les aspects de la vie d’un jeune, y compris ses émotions, ses relations, son estime de soi et son sentiment de sécurité. L’intimidation se produit souvent entre les jeunes du même âge ou presque. Parfois, les intimidateurs peuvent  aussi être victime d’intimidation.

Quels sont les signes à surveiller ?

Un jeune qui est victime d’intimidation physique pourrait présenter des signes sur son corps (comme des égratignures ou des ecchymoses). Par contre, d’autres formes d’intimidation (émotionnelle/psychologique, sociale, en ligne, discriminatoire) peuvent être plus difficiles à identifier.

On peut souvent observer des changements dans le comportement d’un jeune victime d’intimidation; par exemple, il peut se mettre en colère ou se retirer, passer plus de temps seul, sembler malheureux ou irritable, parler moins ou même faire des cauchemars. Si vous remarquez un changement soudain dans le comportement ou dans l’humeur, il est important d’aider le jeune en engageant une conversation.

Les genres d’intimidation

  • L’intimidation physique comprend des comportements tels que pousser, bousculer, donner des coups de pied ou pincer.
  • L’intimidation émotionnelle/psychologique comprend des comportements tels qu’insulter, faire des commentaires désobligeants, proférer des injures ou taquiner.
  • L’intimidation sociale comprend des comportements tels que comploter contre une personne, répandre des rumeurs ou manipuler des amitiés afin d’isoler quelqu’un.
  • La cyberintimidation comprend des comportements tels qu’envoyer des courriels ou des textos haineux ou créer des sites Internet pour se moquer de quelqu’un.
  • L’intimidation discriminatoire comprend des comportements tels que harceler une personne à cause de son orientation sexuelle, son origine ethnique, son identité sexuelle, son appartenance religieuse, ou n’importe quelle autre caractéristique.

Si vous connaissez un jeune victime d’intimidation

Il est important de se rappeler que les jeunes victimes d’intimidation en sont souvent gênés et pourraient ne pas vouloir qu’un adulte s’implique. Essayez de réagir en fonction de la situation, de ce qui se passe et selon la façon dont le jeune est touché. Si le jeune est à risque, faites-lui savoir que vous êtes inquiet. Ensemble, vous pouvez contacter les autorités appropriées (p. ex., directeur de l’école, policiers, etc.).

Les choses les plus importantes que vous puissiez dire à un jeune victime d’intimidation sont :

  • « Tu n’as rien à te reprocher. »
  • « On peut y mettre un terme. »
  • « Tu as le droit de demander de l’aide. »
  • « Tu as le droit de te sentir en sécurité; on peut t’aider à obtenir le soutien dont tu as besoin. »
  • « Je vais t’aider ou trouver quelqu’un qui sera en mesure de le faire. »

Si vous connaissez un jeune qui intimide les autres

Les jeunes qui intimident les autres se retrouvent parfois eux-mêmes confrontés à des sentiments difficiles (colère, tristesse, etc.) ou ont vécu des expériences douloureuses (traumatismes, négligence, etc.) qu’ils ne savent pas comment gérer de manière positive. Plusieurs jeunes intimidateurs sont également victimes d’intimidation. Si vous apprenez ou constatez qu’un jeune intimide les autres, il serait important d’aborder le sujet avec lui.

L’intimidation est souvent une question de contrôle et de manipulation, et peut nuire au bien-être d’un jeune, que ce soit la victime ou l’intimidateur. Encouragez d’ailleurs le jeune intimidateur à chercher des façons d’aider les autres au lieu de les blesser. Ceci lui permettra ainsi de développer un comportement plus positif et empathique. Vous pouvez également suggérer au jeune de contacter un intervenant professionnel de Jeunesse, J’écoute, en ligne ou par téléphone, pour discuter des moyens de modifier ce comportement. Ils peuvent aussi en apprendre davantage sur l’intimidation et ses effets en visitant notre site Web.

Il existe de l’aide
Si vous connaissez un jeune aux prises avec un problème, petit ou grand, encouragez-le à communiquer avec Jeunesse, J’écoute pour obtenir de l’aide. Nous sommes toujours disponibles : 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année.

Qu’est-ce que la cyberintimidation ?

Si quelqu’un utilise la technologie pour intimider ou harceler un jeune, ce dernier est victime de cyberintimidation. Ceci peut consister :

  • à harceler ou à menacer quelqu’un par l’entremise de textos, de courriels ou des réseaux sociaux;
  • à publier des photos privées ou embarrassantes en ligne ou à les partager avec des pairs (y compris des images du jeune nu ou à caractère sexuel);
  • à créer un site Web personnel afin d’humilier la personne en question;
  • à insulter ou à être verbalement abusif envers des jeunes joueurs, lors de jeux en ligne;
  • à créer de faux comptes sur les réseaux sociaux pour ridiculiser quelqu’un;
  • à voler le mot de passe d’une personne pour se faire passer pour elle en ligne;
  • à propager des mensonges, des rumeurs ou des secrets en ligne.

La cyberintimidation peut être très complexe à gérer, d’autant plus que les messages et les images sont difficiles à contrôler une fois qu’elles se retrouvent en ligne. En raison de la nature anonyme d’Internet, certaines formes de cyberintimidation (telles que la propagation de rumeurs perverses et blessantes) peuvent se produire rapidement et discrètement, parfois même avant que le jeune ciblé n’en soit conscient.

Comment savoir si un jeune est victime de cyberintimidation ?

Les jeunes victimes de cyberintimidation :

  • peuvent sembler de mauvaise humeur lorsqu’ils sont en ligne;
  • évitent les ordinateurs/appareils ou les éteignent lorsqu’un adulte approche;
  • sont réticents à aller à l’école;
  • semblent effacés, anxieux ou déprimés.

Si vous remarquez l’un de ces signes, il est important d’en discuter avec le jeune en question.

Parler de la cyberintimidation avec un jeune

Il peut y avoir de nombreuses raisons empêchant les jeunes d’admettre qu’ils sont victimes de cyberintimidation (p. ex., la gêne, la peur que leurs privilèges relatifs à Internet et aux appareils soient restreints ou que leurs amis se distancent, etc.). Par contre, pour obtenir de l’aide, tout jeune doit discuter de la situation avec un adulte de confiance; c’est la première étape à franchir.

Si vous pensez qu’un jeune qui vous est cher est victime de cyberintimidation, il est important d’aborder le sujet avec lui. Vous pourriez dire : « J’ai remarqué que tu semblais contrarié lorsque tu consultais ton téléphone aujourd’hui, est-ce que tout va bien ? ». Si vous êtes le parent/tuteur d’un jeune, victime de cyberintimidation, il est important de le rassurer sur le fait que l’intimidation n’est pas sa faute et que vous êtes là pour l’aider à traverser cette période difficile. N’oubliez pas de féliciter le jeune qui cherche de l’aide et de lui faire savoir que vous lui apporterez votre soutien à chaque étape du processus.

Il est également important de comprendre ce que les jeunes peuvent faire pour se protéger de la cyberintimidation. Les astuces qui suivent peuvent être très utiles :

  • Les jeunes devraient se renseigner davantage sur les paramètres de confidentialité et les fonctionnalités de signalement en ligne (p. ex., sur les réseaux sociaux, dans les jeux en ligne, etc.).
  • Les jeunes ne doivent JAMAIS divulguer leurs mots de passe confidentiels, même à leurs amis.
  • Les jeunes doivent faire preuve de prudence par rapport à ce qu’ils publient ou partagent en ligne (p. ex., ils doivent être conscients des risques reliés à la publication ou au partage de photos à caractère sexuel, etc.).

Pour aider à réduire les méfaits de la cyberintimidation et ses impacts possibles sur les jeunes, voici des conseils importants :

  • Ne pas riposter. Bien qu’il puisse être tentant de répondre une méchanceté au cyberintimidateur, il est préférable de ne pas riposter, ni aggraver la situation, mais plutôt de rester calme. Ceci évite de donner au cyberintimidateur la satisfaction de savoir qu’il a blessé sa victime.
  • S’affirmer et dire non à l’intimidation. S’il est prudent de le faire, un jeune peut dire à son cyberintimidateur que ses actions laissent beaucoup à désirer ! Il devrait dans ce cas utiliser un langage neutre qui souligne le comportement sans attaquer la personne. Par exemple, il pourrait dire : « Traiter quelqu’un de tous les noms n’est pas correct. Je vais cacher ce commentaire parce qu’il est blessant. Je vais aussi encourager les autres à faire de même. »
  • Sauvegarder. Le jeune victime de cyberintimidation doit toujours faire des copies des messages ou des publications blessantes ou insultantes avant de les supprimer. Cela pourrait s’avérer utile au moment de prouver ce qui est arrivé.
  • Bloquer. La plupart des sites Web, et plus particulièrement les réseaux sociaux, permettent de bloquer les utilisateurs dont le comportement est inapproprié ou menaçant. On peut faire des recherches en ligne pour trouver comment bloquer des utilisateurs sur les diverses plates-formes.
  • Le dire. Il est important que les jeunes victimes de cyberintimidation en parlent avec un adulte de confiance.

Quoi faire si vous connaissez un jeune qui est victime de cyberintimidation

  • Offrez votre soutien. Évitez de minimiser l’expérience du jeune. Écoutez ses préoccupations et rassurez-le en lui disant que vous êtes de son côté.
  • Agissez immédiatement. Les jeunes doivent savoir que vous pouvez aider et que vous le ferez. Si le jeune qui fait de la cyberintimidation est un élève, envisagez de signaler la situation au directeur de l’école ou aux parents/tuteurs du jeune en question. Si vous estimez qu’un enfant court un risque physique en lien avec la cyberintimidation, appelez la police. Vous pouvez également signaler un cas de harcèlement à votre fournisseur de services Internet. Rappelez- vous qu’il est important d’inclure le jeune, lorsque vous faites un signalement.
  • Demeurez à l’affut. Disposez les ordinateurs/autres appareils dans des emplacements centraux où vous pourrez les voir et surveiller les réactions du jeune (si ce dernier est un membre de votre famille).

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Si vous connaissez un jeune aux prises avec un problème, petit ou grand, encouragez-le à contacter Jeunesse, J’écoute pour obtenir de l’aide. Nous sommes toujours disponibles : 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année.

Les divulgations concernant les pensées suicidaires ou les tentatives de suicide doivent toujours être prises au sérieux.

La transition de l’enfance à l’âge adulte peut s’avérer extrêmement stressante. Les pressions familiales, scolaires et sociales peuvent être accablantes, surtout lorsqu’elles sont combinées aux changements physiques. Certains jeunes peuvent avoir des problèmes de santé mentale, comme la dépression, ce qui peut augmenter le risque de suicide.

Comment savoir si un jeune est suicidaire ?

Le meilleur moyen de savoir si un jeune est suicidaire est de lui demander directement. On craint à tort que le fait d’en parler puisse donner à quelqu’un l’idée de se suicider ou augmenter les risques qu’il y pense. En fait, si vous posez une question directe sur le suicide, le jeune saura qu’il peut vous en parler.

Certains signes précurseurs courants peuvent suggérer qu’un jeune risque de se suicider. Les jeunes qui sont suicidaires peuvent présenter tous les comportements suivants, ou certains d’entre eux :

  • Parler de pensées ou d’actions suicidaires.
  • Sembler préoccupé par la mort ou le suicide (exprimé par des écrits ou par des dessins).
  • Avoir déjà tenté de se suicider.
  • Essayer de se débarrasser d’effets personnels significatifs.
  • Perdre tout intérêt pour leurs amis, l’école, les sports ou leurs loisirs.
  • Montrer des signes de dépression ou de désespoir.
  • Éprouver de la difficulté à composer avec la perte récente d’un ami ou d’un membre de la famille (en particulier d’un parent) qui s’est suicidé.
  • Montrer des changements dans leur comportement habituel, notamment en matière d’hygiène, d’alimentation, de sommeil ou d’humeur.

À l’instant où un jeune mentionne avoir un plan quelconque pour se suicider, la méthode qu’il utiliserait pour se suicider ou la date à laquelle il passerait à l’acte, il faut agir, c’est-à-dire demander de l’aide, immédiatement. Restez avec le jeune (ou trouvez un adulte de confiance qui peut le faire), dites-lui que vous vous inquiétez, et planifiez ensemble d’appeler le 911 ou les services d’urgence de votre région.

Parler du suicide avec un jeune

Voici quelques trucs pour parler du suicide avec un jeune :

À faire…

  • Commencez doucement. Mentionnez les changements que vous avez remarqués dans son comportement. Vous pourriez dire quelque chose du genre : « J’ai remarqué que tu passais beaucoup de temps seul récemment. Est-ce que quelque chose te dérange ? »
  • Soyez direct. Demandez au jeune s’il envisage de se suicider : « Penses-tu à te blesser ou à te suicider ? » S’il répond par l’affirmative, essayez de découvrir s’il a un plan : « Comment envisages-tu de le faire ? » Plus le plan est détaillé, plus le risque est élevé.
  • Rappelez au jeune que vous vous souciez de lui. Les personnes suicidaires sont souvent préoccupées par la peur d’être un fardeau. Il est donc important de faire savoir au jeune que vous l’aimez et que vous voulez l’aider à traverser cette période difficile.
  • Dites au jeune que de l’aide est disponible et que vous croyez en lui. Assurez-lui que les choses peuvent s’améliorer, et que vous l’aiderez à trouver de l’aide et à perfectionner ses compétences pour veiller à sa santé mentale. Pour commencer, vous pouvez prendre rendez-vous avec votre médecin de famille, visiter un centre de santé mentale pour enfants ou utiliser l’outil Ressources autour de moi pour rechercher d’autres options de soutien dans votre région. Vous pouvez également donner le numéro de téléphone de Jeunesse, J’écoute – le 1-800-668-6868 – au jeune afin qu’il puisse échanger avec un intervenant.

À ne pas faire…

  • Juger. Laissez le jeune parler et évitez de l’interrompre pendant qu’il raconte son histoire.
  • Trop parler. N’essayez pas de combler tous les silences dans la conversation, car ceux-ci peuvent amener le jeune à s’ouvrir davantage.
  • Minimiser. Évitez de minimiser les sentiments du jeune en disant, par exemple, « La vie n’est pas juste » ou « Ça va passer ».

Si un jeune a l’intention de se suicider

Ne pas laisser le jeune seul. Il est important de rester avec le jeune pendant que vous essayez de communiquer avec une ressource de votre communauté (p. ex., le 911 ou les services d’urgence de votre région). Si vous ne pouvez pas rester avec le jeune, demandez l’assistance d’un autre adulte de confiance (p. ex., un membre de votre famille, un ami, un aîné, etc.) disposé et apte à rester avec lui et à assurer sa sécurité.

Obtenir de l’aide pour vous-même

Il peut être extrêmement difficile de savoir qu’un jeune qui vous est cher est suicidaire. En tant que parent ou tuteur, vous risquez de vous juger ou de vous blâmer pour ce que traverse le jeune, ou de penser à tort que c’est votre faute. Évitez la tentation de vous critiquer ou de vous en vouloir. Assurez-vous d’être soutenu pendant cette période. Il est important de créer un réseau de personnes de confiance avec qui vous pouvez parler de vos sentiments, tels que des amis, des membres de la famille, des chefs spirituels, des intervenants, un groupe de soutien ou toute autre personne capable d’écouter et d’aider. Vous n’avez pas à vivre cette situation seul.

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Pour la plupart des gens, la technologie numérique et les médias sociaux font partie intégrante de leurs communications quotidiennes. Ces outils peuvent en fait aider les gens à rester en contact avec leurs amis et leur famille, à se détendre, à retirer un sentiment d’appartenance et à apprendre de nouvelles choses. Cependant, Internet peut également être un lieu où les problèmes, tels que la cyberintimidation et l’exploitation sexuelle en ligne, se produisent. Nous avons regroupés quelques astuces utiles pour favoriser la sécurité en ligne de tout le monde.

Informez-vous 

Il est important d’être informé en ce qui concerne la sécurité en ligne et de parler avec le jeune; il y a des moyens et astuces disponibles plutôt que de l’empêcher d’utiliser ses appareils électroniques. Si vous n’utilisez pas régulièrement les médias sociaux ou les plates-formes en ligne, il est conseillé d’apprendre à naviguer dans ces espaces de manière à mieux comprendre ce que les jeunes font lorsqu’ils sont « connectés ». Éduquez votre enfant.

Communiquez avec le jeune

  • Intéressez-vous à ce qui se passe dans sa vie, y compris ses activités en ligne.
  • Évitez de l’effrayer par rapport aux risques liés au monde virtuel. Les tactiques alarmistes véhiculent malheureusement le message que les adultes ne comprennent pas, tout en décourageant les enfants à chercher de l’aide quand ils en ont besoin. Dites plutôt au jeune que s’il tombe sur quelque chose ou quelqu’un qui le rend mal à l’aise en ligne, il peut s’adresser à vous et ce, sans craindre votre réaction.
  • Assurez-vous que le jeune sait qu’Internet est un lieu public et que des informations tels que son nom, son âge, son adresse, son numéro de téléphone ou son école peuvent être utilisées pour l’identifier.
  • Faites-lui savoir que son instinct est son meilleur guide. Vous pouvez apprendre au jeune à bloquer, ignorer ou signaler les personnes rencontrées en ligne qui font ou disent quoi que ce soit qui le dérange (p. ex., qui lui posent des questions sur le sexe, lui demandent des photos, etc.).

Astuces précises pour les parents/tuteurs d’enfants plus jeunes

  • Assurez-vous que toutes les activités en ligne de vos jeunes enfants ou des jeunes dont vous êtes tuteur soient supervisés par un parent/tuteur ou un autre adulte de confiance. Veillez également à ce que les jeunes n’utilisent que des sites Web/applications que vous avez approuvés.
  • Créer une liste de règles relatives à la technologie avec vos enfants, en particulier les plus jeunes. Fixez des temps limites à vos enfants par rapport aux visites de site Internet, aux applications qu’ils sont autorisés à utiliser, etc.
  • Configurez les comptes et les consoles de jeu de vos enfants. Activez les contrôles parentaux ainsi que les restrictions par rapport à qui peut jouer ou discutez-en avec vos enfants. Savoir les mots de passe de vos enfants.

Astuces particuliers pour les parents/tuteurs d’adolescents

  • Encouragez vos adolescents à réfléchir aux impacts possibles de la publication de toutes informations ou images, et ce avant qu’ils passent à l’acte. Rappelez-leur que tout ce qu’ils publient en ligne peut être distribué à grande échelle en quelques secondes et qu’il est très difficile de maintenir un contrôle sur ces informations une fois qu’elles sont diffusées.
  • Équilibrez le respect de la vie privée et votre suivi des activités en ligne de vos adolescents. Pour la plupart des familles, la confiance et la communication sont plus efficaces que la surveillance. En tant que parent/tuteur, déterminez à quel point vous êtes à l’aise d’accéder aux divers comptes de vos adolescents, puis indiquez-leur clairement les actions que vous prendrez et la fréquence à laquelle vous effectuerez des vérifications.
  • Encouragez vos adolescents à réfléchir de manière critique sur les personnes qu’ils rencontrent en ligne. Insistez sur le fait que certaines personnes prétendent être d’autre en ligne.
  • Insistez pour que les adolescents soient accompagnés d’une personne de confiance lorsqu’ils rencontrent en personne quelqu’un qu’ils ont connu en ligne. Si ceci s’avère impossible, soulignez qu’ils doivent, à tout le moins, informer quelqu’un d’autre de l’heure et du lieu de leur rencontre et établir un plan de sécurité au cas où ils se sentiraient en danger pendant celle-ci.
  • Expliquez à vos adolescents qu’il est illégal :
    • de menacer quelqu’un, en ligne ou de toute autre manière;
    • de s’adonner à des jeux de hasard en ligne ou hors ligne en tant que mineur;
    • d’envoyer, de posséder ou de distribuer des photos/vidéos à caractère sexuel de quelqu’un (de tout âge) sans son consentement.
      • Parlez avec vos adolescents des lois sur le « sextage » et la pornographie juvénile. Il est important, par exemple, qu’ils sachent qu’il peut être illégal de posséder ou de partager une photo/vidéo à caractère sexuel d’une personne âgée de moins de 18 ans, même si cette dernière a donné son consentement.

    Il existe de l’aide

    Si un jeune est menacé en ligne et que vous craignez pour sa sécurité, agissez immédiatement. Si vous pensez que le jeune est physiquement à risque ou est la cible d’exploitation sexuelle en ligne, appelez immédiatement la police. Vous pouvez également signaler les abus sur le site Web où ils se produisent. Apprenez-en davantage sur ce qu’il faut faire si vous ou une personne de votre entourage subi les conséquences négatives d’une image ou d’une vidéo à caractère sexuel partagée en ligne à l’adresse AidezMoiSVP.ca. Il est possible de signaler un cas d’exploitation sexuelle en ligne à l’adresse Cyberaide.ca.

    Si vous connaissez un jeune aux prises avec un problème, petit ou grand, encouragez-le à contacter Jeunesse, J’écoute pour obtenir de l’aide. Nous sommes toujours disponibles : 24  heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année.

Bien que certaines personnes soient plus enclines à être optimistes que d’autres, l’espoir n’est pas seulement une question de tempérament. Notre situation (nos circonstances interpersonnelles, sociales, économiques et politiques) peut avoir un impact sur notre espoir comme sur notre santé. Donc, nos interactions quotidiennes peuvent être une façon de nous entraider à entretenir davantage d’espoir.

Espérer ensemble

Derrière l’idée de nourrir l’espoir se cache la confiance que nous plaçons dans le pouvoir de la collectivité et la reconnaissance de l’expression « nous ne pouvons pas le faire seul ». C’est seulement avec le soutien issu de la solidarité que nous pourrons atteindre nos objectifs, répondre à nos besoins et améliorer notre bien-être. Nous y parviendrons en réduisant l’isolement. Lorsque nous tendons la main aux autres, nous nourrissons l’espoir, à la fois pour nous-mêmes et pour ceux qui ont besoin d’un coup de main.

Nourrir l’espoir ainsi est un concept familier pour les parents/tuteurs de jeunes enfants. Les rassurer quand ils sont frustrés, les apaiser quand ils sont blessés et les aider à réessayer sont une partie intégrante de la vie quotidienne de tous les parents/tuteurs. Mais à mesure que les enfants grandissent, nourrir l’espoir peut devenir un véritable défi. Les enfants plus âgés et les adolescents peuvent devenir méfiants, voire dédaigneux, vis-à-vis de messages pleins d’espoir, pensant au contraire que leurs problèmes actuels les suivront pour toujours. C’est courant; nous devons simplement nourrir davantage l’espoir et la résilience pour guider les jeunes vers l’avenir et les aider à surmonter les obstacles qu’ils rencontrent.

Conseils pour nourrir l’espoir et la résilience chez les jeunes

Nourrir l’espoir auprès des jeunes est un processus continu. Vous trouverez ci-dessous différentes manières d’aider à renforcer la résilience chez les jeunes.

Dans une conversation

Quand vous écoutez

  • Écoutez activement. Il est facile de prendre l’habitude d’écouter à moitié ou de commencer à préparer une réponse avant qu’un jeune ait fini d’expliquer quelque chose. Mais en agissant ainsi, une grande partie de ce qui est dit vous échappe. Soyez un auditeur actif; répétez ou « exprimez » ce que le jeune dit par des formulations telles que « Ce que je pense que tu me dis, c’est… » Vous serez surpris de constater à quel point une telle approche peut rendre vos conversations plus productives et significatives.
  • Respectez et validez les expériences des jeunes. Quand un jeune vous parle de ses difficultés, essayez de saisir le souhait ou le besoin sous-jacent; vous pourrez ainsi mieux comprendre ce qui est vraiment important pour le jeune. Le plus souvent, les jeunes expriment des besoins universels : le besoin d’appartenance, de se sentir respecté, de se sentir bien et de réussir. Qu’est-ce que les sentiments de tristesse, de colère, de peur ou d’incertitude d’un jeune peuvent lui apprendre (et nous apprendre) au sujet de ce qui se passe dans sa vie ? Que dévoilent ses sentiments sur ses besoins en matière de bien-être ?
  • Soyez empathique et curieux. On peut commencer à faire preuve d’empathie en essayant de comprendre le cadre de référence d’un jeune. Comment définit-il ses perceptions, objectifs, souhaits et rêves ? Qu’est-ce que son problème ou sa situation signifie pour lui ?

Quand vous parlez

  • Évitez de minimiser. Répondre à un jeune de manière à minimiser ses épreuves peut souvent lui donner l’impression qu’il n’est pas compris ou qu’on n’accorde aucun respect à ses problèmes. Il est important de reconnaître et de respecter le jeune pendant qu’il raconte son histoire.
  • Adaptez les réponses en fonction de l’âge de développement du jeune. Un simple réconfort fonctionne souvent bien avec des enfants plus jeunes, en particulier s’il est associé à des gestes d’affection. Pour les enfants plus âgés et les adolescents, en revanche, il est judicieux d’adapter votre réponse à la complexité du problème. Une réponse utile peut commencer par une reconnaissance du fait que les choses ne sont pas simples; vous pouvez ensuite aider le jeune à donner un sens à son problème avant de réfléchir avec lui aux solutions ou stratégies possibles pour affronter la situation.

Lorsque le jeune éprouve des difficultés

  • Ralentissez. En tant que parents et tuteurs, nous essayons instinctivement de prendre soin des jeunes qui nous sont chers. Lorsque nos enfants se retrouvent dans une situation difficile, nous pouvons passer rapidement en mode de résolution de problèmes afin de les rassurer. Par contre, ce ne sont pas tous les problèmes qui ont une solution miracle ou que nous (ou nos enfants) pouvons contrôler. Prendre le temps d’écouter ce qu’un problème signifie pour un jeune est utile, validant, favorise la création de liens et une adaptation positive. Instaurer le bien-être mental du jeune, renforcer sa confiance en lui et consolider ses habiletés d’adaptation peut représenter un long processus. Persévérez. Soyez patient avec vous-même et le jeune.
  • Concentrez-vous sur les points forts et les compétences. Quand les jeunes ont des problèmes, leur permettre de voir ce qu’ils font bien peut nourrir leur espoir que ces stratégies les aideront à réussir à affronter les défis futurs. Complimenter les enfants et les adolescents quand ils ont été réfléchis, gentils ou perspicaces dans des situations qu’ils ont trouvé difficiles peut aussi être utile, plus le compliment est détaillé, meilleure sera sa portée. Par exemple : « J’ai été vraiment impressionné par la façon dont tu as réagi pendant ta dispute avec ton frère ou ta sœur. D’après ta façon de poser des questions, je peux voir que tu essaies de comprendre les choses de son point de vue et de faire preuve de respect. Tu as été gentil et mature. »
  • Facilitez l’établissement de relations: Tout le monde profite des rapports humains. Encourager les jeunes à parler de leurs difficultés aux autres (parents, amis, enseignants, conseillers pédagogiques, réseaux en ligne, etc.) peut les aider à créer des réseaux de soutien offrant plusieurs perspectives et différents types d’aide. Tisser des liens avec d’autres personnes qui ont traversé des épreuves similaires peut grandement faciliter l’espoir de pouvoir surmonter une épreuve en particulier.

Généralités

  • Encouragez l’indépendance. Renforcer la résilience peut consolider la capacité des jeunes à donner un sens à leur vie et à s’épanouir. Lorsque les jeunes peuvent jouer un rôle actif dans la prise des décisions qui les concernent, ils apprennent qu’ils ont une certaine emprise sur leur environnement. De cette manière, avoir des choix (et la possibilité d’essayer, d’échouer et d’essayer à nouveau) enseigne aux enfants et aux adolescents comment entretenir plus d’espoir.
  • Donnez l’exemple. Les jeunes apprennent de ceux qui les entourent à « être » dans le monde. Lorsque nous donnons l’exemple de comportements et d’attitudes qui nourrissent l’espoir et le bien-être, les jeunes qui nous sont chers ont l’occasion d’apprendre de notre expérience. Vous pouvez donner des exemples en matière d’espoir et de bien-être, notamment :
    • en exprimant une gamme d’émotions et en acceptant d’en parler (même les plus difficiles);
    • en soutenant les personnes en difficulté et en laissant les autres vous soutenir lorsque vous avez besoin d’aide;
    • en étant respectueux et attentionné dans vos interactions avec les autres;
    • en planifiant l’avenir, notamment en fixant des objectifs à court et à long terme;
    • en reconnaissant que la vie inclut des revers et des déceptions, et ce :
      • en montrant qu’il est normal de faire des erreurs,
      • en vous excusant quand vous commettez une erreur,
      • en prenant le succès et l’échec dans la foulée,
      • en adaptant vos objectifs pour les rendre plus réalisables;
    • en montrant que tout le monde a de la valeur :
      • en ne portant pas de jugement et en combattant les préjudices,
      • en vous montrant curieux et intéressé par les autres,
      • en vous valorisant,
      • en ne faisant pas de commentaires irrespectueux ou blessants à propos des autres, même en leur absence.

Il existe de l’aide

Si vous connaissez un jeune aux prises avec un problème, petit ou grand, encouragez-le à contacter Jeunesse, J’écoute pour obtenir de l’aide. Nous sommes toujours disponibles : 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année.

La jeunesse peut être une période tumultueuse pleine de changement, d’insécurité et d’incertitude, ce qui peut facilement devenir accablant. Voilà pourquoi nous devons être conscients de la santé mentale et du bien-être des jeunes qui nous sont chers.

Des choses que vous pouvez faire pour un jeune dès maintenant

  • Indiquez que vous valorisez et acceptez le jeune, tel qu’il est. Ne présumez pas qu’il le sait déjà ou n’a pas besoin de l’entendre à nouveau.
  • Communiquez avec le jeune. Encouragez-le à parler de ce qui se passe dans sa vie (le bon comme le mauvais) tout en respectant le fait qu’il ne veut peut-être pas tout révéler. Un jeune peut garder des secrets de ses parents/tuteurs pour de nombreuses raisons, mais si un climat de confiance et de compréhension règne, il sera plus susceptible de chercher de l’aide quand il en a besoin.
  • Faites un effort pour vraiment écouter et entendre ce que le jeune vous dit. Montrez que vous « saisissez » son message et demandez des précisions au besoin. Montrez-lui que vous voulez le comprendre.
  • Faites savoir au jeune qu’il peut vous parler. Dites-lui explicitement que vous êtes ouvert à parler de choses difficiles. Dites-lui que vous ne voulez pas qu’il ait à gérer seul ses problèmes et que vous êtes prêt à l’aider à trouver des solutions.
  • Montrez des réponses émotionnelles et des relations appropriées et saines avec les autres. Par exemple, tout le monde se fâche de temps en temps. Cependant, il est important de reconnaître que lorsque la situation devient houleuse, il est temps de prendre une pause dans la discussion pour se calmer.
  • Soyez ouvert à utiliser différentes méthodes de communication. Certains jeunes peuvent avoir beaucoup de difficulté à parler en personne et sont plus à l’aise avec les courriels, les textos ou les notes écrites. Demandez au jeune ce qui fonctionne le mieux pour lui et faites un effort pour adopter cette méthode.
  • Évitez d’impliquer le jeune dans des problèmes d’adulte. Par exemple : problèmes relationnels, difficultés financières, problèmes d’emploi, etc.
  • Étayez vos propres connaissances en matière de santé mentale. Apprenez-en davantage sur la santé mentale, les troubles mentaux et le bien-être grâce à des ressources en ligne fiables ou en parlant à un médecin, à un travailleur social ou à un autre professionnel de la santé mentale qui dispose de connaissances à partager.
  • Réfléchissez sur votre propre vision de la santé mentale. Portez attention à votre façon de réagir aux récits de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Soyez conscient de la manière dont vous parlez des reportages sur les troubles mentaux dans les médias ainsi que de la manière dont vous y réagissez.

Vous pouvez trouver des services de santé mentale et de bien-être pour les jeunes qui vous sont chers en visitant Ressources autour de moi. Il s’agit de la plus grande base de données sur les programmes et services destinés aux jeunes au Canada. Elle est disponible en anglais et en français.

Il existe de l’aide

Si vous connaissez un jeune aux prises avec un problème, petit ou grand, encouragez-le à contacter Jeunesse, J’écoute pour obtenir de l’aide. Nous sommes toujours disponibles : 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année.