Briser les mythes sur la méditation

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Cet article a été écrit par Smiling Mind – une organisation à but non-lucratif axée sur la prévention et la santé mentale. Ils offrent plus de 400 applications gratuites en lien avec ces deux sujet.

Lorsque les gens apprennent à méditer, il arrive souvent qu’ils abandonnent avant d’avoir pleinement profité des bénéfices d’une pratique régulière. Trop souvent, ils pensent qu’ils ne sont « pas bons » en méditation ou ils se demandent s’ils méditent « bien ».

Sachant cela, nous voulons aborder certaines idées fausses à propos de la méditation qui peuvent rendre son apprentissage plus difficile et frustrant.

Mythe 1 : « Méditer demande d’arrêter de penser. »

Cette croyance est absolument fausse et peut entraîner beaucoup de frustrations lorsqu’on apprend à méditer. Réfléchir est une fonction automatique sur laquelle nous avons peu de contrôle et qui ne peut pas être totalement arrêtée.

Pendant la méditation, ton esprit va continuer à travailler, mais avec de la pratique, tu apprends à cohabiter avec tes pensées autrement pendant la méditation. Tu peux devenir meilleur à analyser tes pensées plutôt que de t’empêtrer ou te perdre dedans. Ainsi, ton esprit s’apaise et tu peux te détendre.

Jeune personne portant des écouteurs et ayant les yeux fermés

Il est tout à fait normal d’être distrait par tes pensées pendant la méditation. C’est un élément inévitable de cette pratique. Ne pas être en mesure de mettre sous silence toutes tes pensées n’est pas synonyme d’échec. En réalité, le fait de perdre sa concentration, de le remarquer et de choisir de se concentrer à nouveau est une partie intégrante de la méditation.

Ça peut être utile de considérer la méditation comme un processus comprenant trois étapes qui sont répétées à l’infini :

Première étape : concentration sur quelque chose de précis (p. ex., ta respiration, ton corps, un bruit, un mantra, etc.).

Deuxième étape : relâchement de ton attention (p. ex., être distrait par des pensées) et en distinguer le moment.

Troisième étape : retour à la concentration.

Chacune de ces étapes est importante. Ça peut être frustrant, même monotone de répéter ce processus lorsque tu apprends à méditer, mais ça devient plus facile et plus agréable avec de la pratique.

Mythe 2 : « Il faut bien maîtriser la méditation pour qu’elle en vaille la peine. »

Lorsqu’elles apprennent à méditer, de nombreuses personnes s’inquiètent de ne pas « bien » le faire et jugent sévèrement leur routine d’exercices. Pense donc à la méditation comme une activité qui, même si elle demande de la patience et de la persévérance, ne doit pas obligatoirement être parfaite. Le fait d’être présent et de pratiquer la méditation de façon régulière est très bénéfique.

Des études ont démontré que les séances de méditation « agitées », c’est-à-dire lorsque tu sens ton esprit particulièrement troublé, sont bénéfiques, car même des moments de concentration intermittents auront l’effet de détendre ton corps et calmer ton esprit.

Pour reprendre les propos de Pema Chodron, professeur et auteur bouddhiste renommé, « [Traduction] Lorsque nous méditons, nous n’essayons pas d’atteindre un idéal; c’est même le contraire. Nous ne faisons qu’un avec notre expérience, peu importe ce qu’elle est. »

Mythe 3 : « La méditation va automatiquement me rendre serein. »

La pleine conscience est souvent associée à des images de personnes qui méditent avec un visage de bien-être et de sérénité, ce qui peut entraîner des attentes irréalistes comme quoi la méditation va instantanément avoir cet effet. Avec la pratique, la méditation va permettre d’avoir un esprit plus calme et paisible, mais lorsqu’on commence à méditer, il faut d’abord apprendre à affronter la nature agitée de notre esprit. C’est tout à fait normal. Il faut persévérer. La méditation, tout comme l’activité physique, devient plus facile et plus agréable au fil du temps.

Jeune se relaxant dans une chambre

À l’autre extrême, certaines personnes craignent de s’endormir lorsqu’elles méditent. Quand on se détend, ce que nous tentons de garder à l’écart va souvent faire surface. Pour plusieurs personnes qui ont une vie occupée, cela peut être une fatigue accablante. Ce n’est pas une mauvaise chose de se sentir somnolent pendant la méditation, c’est simplement le corps qui se détend et qui nous parle. Si tu te sens somnoler pendant la méditation, tu peux essayer de prendre quelques respirations profondes pour te redonner de l’énergie. Si le sommeil l’emporte, c’est tout aussi correct, ça veut dire que tu te détends! Avec du temps et de la pratique, ça devient plus facile d’arriver à un état de relaxation profonde tout en restant pleinement éveillé et alerte pendant la méditation. La patience et la persévérance sont des éléments clés!

Continue!

Concentre-toi… perds ta concentration… et retrouve-la!

La façon la plus simple d’améliorer ta méditation est de la pratiquer!

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