Agression sexuelle

Si tu as été impliqué dans une activité sexuelle sans ton consentement, il se peut que tu aies été victime d’agression sexuelle.


On définit l’agression sexuelle comme un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée. Cette personne peut t'être connue ou étrangère.


On parle d'agression sexuelle lorsqu'on utilise les termes légaux suivants : viol, abus sexuel, attouchements et contacts sexuels, inceste, prostitution juvénile, pornographie juvénile et exhibitionnisme.


L'agression sexuelle est un acte de violence commise dans le but de procurer à l'agresseur un sentiment de pouvoir et de puissance. Être victime d'une agression sexuelle est une expérience traumatisante, même si tu as réussi à fuir ton agresseur. Il est bien important que tu puisses avoir accès à de l'aide.


Le consentement est un élément central dans les agressions sexuelles. Selon le Code Criminel du Canada, le consentement est défini comme "l'accord, donné volontairement, de s'engager dans une activité sexuelle avec une autre personne". Le consentement doit être exprimé clairement par les mots ou le comportement. Un consentement est jugé non-valide si:

  • la personne est sous l'influence de drogues ou d'alcool
  • la personne est inconsciente ou dans un état de sommeil
  • l'agresseur est dans une position de confiance ou d'autorité (professeur, entraîneur, employeur)
  • l'agresseur utilise l'intimidation ou les menaces pour obliger la personne à s'engager dans une activité sexuelle
  • la personne change d'avis et dit non : non c'est non!

On entend souvent des fausses idées sur les agressions sexuelles. Voici quelques mythes que tu as sûrement déjà entendu:

Mythe : C'est correct de forcer quelqu'un à avoir une relation sexuelle si elle/il:

  • fait de l'auto-stop
  • porte des vêtements sexy ou provocateurs
  • est sorti avec l'agresseur
  • s'est fait acheter des vêtements, des cadeaux ou est allé au restaurant avec l'agresseur

Réalité : Peu importe ce qui s'est passé plus tôt, il n'est jamais justifié d'obliger quelqu'un à être actif sexuellement. Le consentement éclairé des deux personnes doit être donné.

Mythe : Seuls les hommes commettent des agressions sexuelles.

Réalité : Les femmes peuvent aussi être violentes et les hommes peuvent se faire agresser.

Plusieurs victimes masculines d’agression sexuelle ont très honte de signaler leur cas, en raison du stéréotype qui veut que le mâle soit toujours prêt à avoir des relations sexuelles, peu importe les circonstances.

Mythe : Beaucoup de filles inventent des histoires d’agressions sexuelles ou «courent après » en portant des vêtements provocants ou en sortant seules.

Réalité : Il est rare que les filles et les femmes inventent des agressions sexuelles. Le fait de porter des vêtements provocants ou de sortir seule ne constitue pas une invitation à des relations sexuelles.


Mythe : Les agressions sexuelles sont habituellement commises par des étrangers.


Réalité : La majorité des agressions sexuelles sont commises par quelqu'un que la victime connaît.


Être victime d’agression sexuelle est une expérience terrifiante et difficile qui peut faire surgir toute une gamme d’émotions et de symptômes, comme par exemple :


  • le choc
  • la culpabilité
  • la honte
  • la colère
  • la dépression
  • la peur et l’anxiété
  • les troubles alimentaires
  • les trouble du sommeil, y compris les cauchemars
  • les “flash-back” ou souvenirs récurrents
  • les sautes d’humeur

Si tu as été victime d’agression sexuelle, tu peux obtenir du soutien. Dans plusieurs collectivités, des lignes d’aide aux victimes d’agression sexuelle t’offrent une oreille attentive pour partager tes émotions. Tu peux aussi en parler avec un adulte en qui tu as confiance, avec un prof que tu apprécies, avec les professionnels qui sont là pour toi à ton école, comme la psychologue, la travailleuse sociale ou un psychoéducateur par exemple. Ils seront capables de t’aider.

C’est toi qui décides si tu veux obtenir de l’aide et à qui tu t’adresses pour ce faire. Tu dois savoir ce qui te met à l’aise. Tu sais que tu peux nous appeler pour en parler et pour recevoir de l’aide: Jeunesse, J’écoute : 1 800 668-6868

Tu peux aussi appeler un des Centres d'Aide et de Lutte contre les Agressions à caractère sexuel (C.A.L.A.C.S.) du Québec ou un organisme qui travaille avec les gens qui ont subi, comme toi, une agression sexuelle. Tu trouveras leurs numéros de téléphone dans les premières pages de ton Bottin téléphonique.

Si tu as été victime d’agression sexuelle, n’oublie pas les points suivants :

  • Après une agression sexuelle, on recommande souvent de ne pas se laver ni changer de vêtements avant d’avoir subi un examen médical à l’hôpital.
  • Rends-toi à l’hôpital afin que les médecins s’assurent que tu n’as pas subi de blessures physiques. Tu peux te faire accompagner par une amie ou quelqu’un en qui tu as confiance.
  • Si l’agresseur n’a pas utilisé de condom, le personnel de l’hôpital peut te renseigner sur les tests de dépistage de ITSS et les tests de grossesse.
  • À l’hôpital, on peut relever des indices physiques qui seront utiles si tu décides d’intenter des poursuites judiciaires contre l’agresseur.
  • Si tu désires de plus amples renseignements avant de décider de signaler ou non ton cas, tu peux téléphoner au service de police sans donner ton nom pour t’informer sur le processus.

N’oublie pas : Ce n’est pas de ta faute. Personne n’a le droit de te forcer à avoir des contacts sexuels.

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