Sextage : est-ce pareil pour tous ?

C’est différent pour les gars et les filles

Le sextage peut être différent pour les filles et les gars. Bien que les personnes de tous âges puissent subir de la pression et être exposées aux risques liés au sextage, le type de pression et les conséquences sont souvent différents pour les gars et les filles. Ces différences ont à voir avec les normes de genre et l’hétéronormativité.

Les normes de genre et le sextage

« Genre » est un terme qui est habituellement utilisé pour décrire comment une personne se sent à l’intérieur d’elle-même. Le genre se rapporte au fait de se sentir comme une fille, un garçon, aucun des deux, les deux à la fois, ou quelque part entre les deux. La société a des idées très strictes et parfois injustes sur ce qui est « normal » pour les gars et les filles. On appelle cela les normes de genre. Par exemple, pourquoi est-il « normal » pour les filles de porter des jupes, mais pas pour les gars ? Pourquoi s’attend-on souvent que les garçons préfèrent d’autres sports à la danse ?

En matière de sextage, les normes de genre peuvent avoir une influence sur la façon dont les filles et les gars « devraient » se comporter. Les jeunes filles ressentent souvent la pression de devoir être « sexy ». Il suffit d’ouvrir un magazine ou de regarder des vidéoclips pour avoir une idée de la façon dont la société s’attend à ce que les filles s’habillent et se comportent. Ce qui est déroutant, c’est que si une fille décide d’exprimer sa sexualité, par exemple en envoyant un sexto, les normes de genre qui lui mettent de la pression pour s’afficher de cette manière peuvent aussi lui donner l’impression qu’elle fait quelque chose de mal ou qu’elle devrait avoir honte. Les images sexuelles des filles peuvent être utilisées pour leur faire honte, tandis que les garçons qui pratiquent le sextage sont souvent félicités par leurs amis.

Il y a aussi beaucoup de pression du côté des gars pour qu’ils « soient attirés » par le sexe. Les gars peuvent avoir l’impression qu’ils doivent demander des photos ou des vidéos à caractère sexuel, ou aimer un sexto qu’ils ne souhaitaient pas recevoir. Les gars peuvent également se sentir davantage poussés à transmettre ou à distribuer des photos et vidéos à caractère sexuel, ce qui peut les exposer à des problèmes.

Hétéronormativité et sextage

« L’hétéronormativité » suppose qu’être hétérosexuel (les filles sont sexuellement et émotionnellement attirées par les gars et les gars sont sexuellement et émotionnellement attirés par les filles) est la seule façon « naturelle » de se définir. Une façon de « comprendre » l’hétéronormativité est de remarquer ce qu’on ne voit pas dans notre société. Par exemple, l’absence ou la faible représentation des personnes LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, ou ceux en questionnement) dans les médias, dans la politique ou à la télévision. As-tu déjà lu un conte de fées avec des personnages LGBTQ ? Combien de publicités à la télé présentent des personnes LGBTQ ? Les personnes qui ne se comportent pas de manière hétéronormative peuvent être victimes de discrimination et même de violence dans une communauté hétéronormative. Beaucoup de jeunes se sentent donc poussés à agir d’une certaine façon afin de « rentrer dans le moule » et de se protéger.

En ce qui concerne l’hétéronormativité et le sextage, les filles et les gars pourraient sentir qu’ils doivent pratiquer le sextage d’une certaine façon. Par exemple, les gars peuvent se sentir obligés de partager ou de demander des sextos pour prouver qu’ils peuvent séduire les filles ou montrer à leurs amis qu’ils sont hétéros.

Les filles peuvent ressentir de la pression pour ne pas envoyer un sexto parce qu’elles s’inquiètent d’être injustement qualifiées de « salopes ». Elles pourraient aussi se sentir poussées à envoyer un sexto parce qu’on leur dit que c’est la seule façon de montrer à quelqu’un qu’on l’aime ou d’exprimer sa sexualité. Ces types de pressions ont souvent un impact négatif sur le bien-être des jeunes et peuvent être difficiles à vivre.

Il est important de savoir qu’il est possible de remettre en question ces pressions et de les surmonter. Si tu es préoccupé(e) par la pression de pratiquer le sextage ou si tu as un problème qui n’a rien à voir avec le genre et la sexualité, souviens-toi que tu peux  communiquer avec Jeunesse, J’écoute en tout temps pour en parler avec un intervenant.


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Approuvé février 2015
par le conseil de Jeunesse, J'écoute équipe.


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