Merci d’avoir participé à notre sondage sur la santé mentale en décembre et janvier derniers. Environ 1 450 jeunes gens ont répondu au questionnaire et, grâce à eux, nous avons beaucoup appris sur les connaissances et opinions des jeunes à l’égard de la santé mentale.
En général, vous avez une idée assez juste de ce qu’est la santé mentale et de ce que peut représenter un problème de santé mentale. Voici ce que nous révèle le sondage.
Vous êtes bien renseignés sur la proportion de jeunes gens qui sont atteints de problèmes de santé mentale. La plupart d’entre vous pensent que 10 % à 20 % des jeunes vivent un problème de santé mentale. Selon les recherches les plus récentes, la proportion serait plus près de 20 % (ou un jeune sur cinq), mais le chiffre de 10 % est quand même une bonne estimation.
Vous réussissez très bien à différencier les mythes des réalités en santé mentale. À titre d’exemple :
- 88 % d’entre vous savent qu’on ne règle pas un problème de santé mentale simplement « en arrêtant d’y penser ».
- 94 % d’entre vous savent que les problèmes de santé mentale ne sont pas reliés à l’intelligence.
- 90 % d’entre vous savent que les problèmes de santé mentale peuvent être soignés.
- 86 % d’entre vous pensent que les personnes atteintes de problèmes de santé mentale peuvent mener une vie active et bien remplie.
- Le seul mythe qui persiste dans l’esprit de plusieurs est que « Pour résoudre un problème de santé mentale, une personne n'a besoin que de volonté et d'une attitude positive ». Environ la moitié d’entre vous ont cru que cet énoncé était vrai, alors que c'est en fait une idée fausse.
Les professionnels et autres intervenants en santé mentale définissent généralement un trouble de santé mentale selon l’une ou l’autre des approches suivantes.
- Pour certains, le trouble mental se définit comme un problème médical (c.-à-d. qu’il implique les substances chimiques du cerveau ou des fonctions cérébrales spécifiques).
- Pour d’autres, le trouble mental se définit par des comportements et des sentiments qui diffèrent de l’expérience normale de Monsieur Tout-le-Monde.
- D’autres encore définissent le trouble mental comme quelque chose qui rend la personne moins apte à effectuer ses activités quotidiennes.
- Beaucoup d’entre vous ont donné des définitions similaires : 30 % se sont orientés selon une approche plutôt médicale, 14 % ont mis l’accent sur les comportements et les sentiments et 13 % ont parlé de la façon dont les troubles mentaux perturbent la vie quotidienne de la personne.
Nous en savons aussi davantage sur votre façon d’envisager la recherche d’aide.
La moitié d’entre vous songeraient à parler à quelqu’un de leurs difficultés psychologiques si vous aviez une raison de s’inquiéter. Cela veut aussi dire que 50 % d’entre vous ne le feraient pas, ce qui est un peu préoccupant! Tu pourras consulter nos suggestions sur ce que tu peux faire si tu éprouves des difficultés mais tu ne sais pas vers qui te tourner.
Ceux d’entre vous qui seraient prêts à demander de l’aide en cas de difficultés psychologiques ont dit que vous chercheriez probablement le soutien d’un ami ou d’une amie.
- C’est formidable de pouvoir compter sur un ami, mais c’est encore mieux si cet ami n’est pas ton seul soutien. Est-ce que tu ne connaîtrais pas aussi un adulte digne de confiance à qui tu pourrais te confier? Ou, encore mieux, un intervenant ou un psychologue? Pour une otite ou pour te faire prescrire de nouvelles lunettes, est-ce que tu irais voir ton ami ou un professionnel?
- 25 % ont dit que vous vous confieriez peut-être à leurs parents si vous vous inquiétiez pour leur santé mentale.
- 18 % d'entre vous avez dit que vous contacteriez Jeunesse, J’écoute.
La plupart d’entre vous avez dit que vous ne voudriez pas demander de l’aide pour des difficultés psychologiques à moins que les conditions suivantes ne soient réunies :
- Confidentialité – savoir que ce que tu dis à l’autre restera confidentiel
- Non-jugement – savoir que la personne à qui tu te confies n’aura pas une moins bonne opinion de toi
- Confiance – sentir que la personne à qui tu te confies pourra vraiment te fournir l’aide dont tu as besoin.
La principale raison invoquée par les participants qui comptaient ne pas parler de leurs inquiétudes s’ils éprouvaient des difficultés psychologiques était la peur d’être jugé ou rejeté par les autres. Une autre raison mentionnée par plusieurs était la peur que les gens ne veuillent pas se donner la peine de les aider. Ces préoccupations sont courantes chez les jeunes, mais tu ne dois pas les laisser t’empêcher d’obtenir le soutien que tu mérites. N’hésite surtout pas à nous appeler, si tu en as envie, afin de discuter des stratégies que tu pourrais employer pour demander de l’aide.
Vous avez été nombreux à dire que vous ne vous sentiriez pas à l’aise de vous confier; pourtant, la majorité d’entre vous conseilleriez à votre ami de demander de l’aide s’il s’inquiétait pour sa santé mentale. C’est un bon conseil, tu ne trouves pas?
Pour en savoir plus sur les questions de santé mentale, va voir notre Kiosque d’info ou passe à une bibliothèque près de chez toi. Si tu t’inquiètes pour ta santé mentale ou celle d’un ami, il serait préférable d’en parler à un adulte en qui tu as confiance, comme à un parent, un orienteur ou un médecin. Tu peux aussi lire ces conseils, ou bien nous téléphoner ou nous écrire à Jeunesse, J’écoute.
Et encore merci d’avoir répondu à notre sondage!