Si tu es témoin d’intimidation

Quand tu vois quelqu’un se faire intimider, qu’est-ce que tu fais?

J’en vois sans arrêt, mais je ne sais jamais quoi faire.

Même si les témoins peuvent faire beaucoup pour aider les victimes d’intimidation, la plupart des témoins ne s’impliquent pas.

Voici quelques petites choses à garder en tête à propos de l’intimidation :

  • 87% des étudiants Canadiens entre le secondaire 2 et 4 rapportent avoir été témoins d’intimidation pendant la dernière année.
  • 60% du temps, l’intimidation cesse dans les 10 premières secondes lorsque des témoins interviennent.
  • L’intimidation fait que tout le monde dans l’école se sent moins en sécurité.
  • Les effets de l’intimidation sur les témoins peuvent inclurent la dépression, l’anxiété, problèmes de sommeil, perte d’intérêt dans les amis, la famille et les loisirs. Plus l’intimidation est sévère, plus il y aura d’effets sur les témoins aussi…

La plupart des témoins…

La plupart des témoins ne font rien lorsqu’ils voient de l’intimidation. Ils peuvent avoir peur de devenir la prochaine cible, de ne pas être en mesure d’aider ou croient que leurs pairs vont être en désaccord.

Malheureusement, ne rien faire est en fait faire quelque chose – c’est empirer la situation. Se tenir proche de la scène et regarder sans agir peut être perçu comme le fait d’accepter ce qui se passe, et ça peut augmenter l’intimidation. Encourager activement l’intimidation (en se joignant à l’intimidateur, en riant, ou en pointant du doigt) est également un comportement témoin qui peut
être nuisible.

Mais les témoins peuvent prendre part à la solution!

Voici pourquoi les témoins peuvent faire une différence :

  • Il y a habituellement plus de témoins à l’intimidation qu’il y a d’intimidateurs. Ils sont donc plus forts dans le nombre!
  • Les jeunes sont plus susceptibles de se convaincre les uns les autres d’arrêter l’intimidation que les adultes entre eux. Tu peux avoir un plus grand impact sur l’intimidation que tes profs ou tes parents.
  • Si tu interviens, les autres seront plus enclins à intervenir aussi. La plupart des jeunes sont en désaccord avec l’intimidation; ils attendent seulement que quelqu’un fasse le premier pas pour l’arrêter.
  • Plus il y a de gens qui s’opposent à l’intimidation, plus ton école ou ton quartier sera sécuritaire pour tout le monde. Cela découragera les intimidateurs.

La plupart des jeunes s’opposent à l’intimidation

Voici quelques façons d’aider à faire cesser l’intimidation lorsque tu
es témoin :

Parles-en. Des exemples de ce que tu peux dire incluent :

  • « Un prof s’en vient! » (même si ce n’est pas vrai, ça peut créer une distraction qui permettra à la situation de se résorber.)
  • « Ça c’est méchant! » (Si tu démontres ton désaccord, les autres seront plus enclins de partager ton opinion)
  • « Arrêtes – tu vas te mettre dans le trouble! » (Rappeler à l’intimidateur que ce qu’il fait est contre les règles de l’école peut le décourager)
  • « Pourquoi est-ce que tout le monde regarde ceci et ne fait rien? Partons! » (Les comportements d’intimidation sont renforcés lorsque les témoins regardent passivement, alors demandes aux autres de partir avec toi.)


Fournis une sortie de secours pour la personne qui se fait intimider. Par exemple :

  • « Partons d’ici. » (Inviter la personne à partir avec toi est une façon puissante de lui montrer du soutien et de lui fournir une porte de secours à la situation.)
  • « Mme. Thibault te cherche. Elle veut que tu ailles la voir. » (Inventer une raison pour que la personne intimidée puisse s’échapper est une autre bonne façon de lui venir en aide.)


D’autres façons d’aider :

  • Si tu te sens à l’aise, parles avec la personne qui intimide, en privé. Demandes-lui ce qui se passe. Laisses-lui savoir que tu es concerné par la situation d’intimidation et que tu trouves que ce n’est pas acceptable.
  • Si tu vois quelqu’un se faire intimider sur Facebook, laisses un message en disant que tu trouves que ses commentaires ne sont pas acceptables. Apprends comment tu peux intervenir en cas de cyberintimidation.
  • Parles-en à un professeur, un membre de la direction ou à tout autre adulte en qui tu as confiance si tu crains pour ta sécurité ou celle d’une autre personne. Ce n’est pas « stooler » si tu essaies de sauver la sécurité de quelqu’un. Si quelqu’un se fait blesser physiquement, tu peux appeler la police au 911.
  • Soutiens la personne qui se fait intimider après que la situation soit terminée. Par exemple, tu peux lui demander comment elle va et lui rappeler que ce n’était pas de sa faute.

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Approuvé novembre 2012 par le conseil de Jeunesse, J'écoute équipe


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